Les
formes colloïdales (PROTITES) des champignons des espèces MUCOR RACEMOSUS
FRESEN et ASPERGILLUS NIGER VAN TIEGHEM ont été présentes dans les
organismes humains et chez tous les mammifères depuis des millions d'années.
Ils sont à l'origine de formes plus évoluées, dont les processus de développement
ont été étudiés par le Pr Enderlein. Dans les organismes sains, ils vivent
sous leur forme primitive et participent en symbiose au métabolisme de
l'organisme hôte.
Nous
avons vu que divers facteurs (infection, alimentation erronée, environnement
agressif, dépression, vieillissement...) peuvent être responsables de l'évolution
de la forme colloïdale primitive en des formes de développement plus avancés.
Ces formes se comportent alors comme des parasites et deviennent agressives
pour les tissus de l'organisme hôte. Elles sont visibles et peuvent être
observées à l'examen microscopique sur fond noir.
Pendant
plus de 40 années d'une recherche intensive, le Pr G. Enderlein a réussi à
observer les différents stades de transformation des parasites sous leurs
diverses formes, correspondant à des cycles de développements spécifiques.
Ce n'est qu'après cette étude minutieuse, où il fût capable de poser les
bases biologiques phylogéniques de ces parasites, qu'il lui devint possible
de découvrir les moyens thérapeutiques pour les combattre. Cela mena à la
notion d'ISOPATHIE qui peut s'énoncer ainsi :
Les
diverses formes évoluées du parasite peuvent être réduites en des formes
plus primitives du cycle, qui peuvent alors être éliminées de l'organisme
par les émonctoires.
Ce
micro-organisme qui a envahi la totalité des espèces de mammifères il y a
des millions d'année a été dénommé par le terme d'ENDOBIONTE par le Pr
Enderlein. La présence de Aspergillus Niger van Tieghem et de Mucor Racemosus
Fresen doivent ainsi être comprise comme étant à l'origine de nombreuses
pathologies. Etant donné que les formes avancées de Aspergillus Niger
n'apparaissent que relativement rarement dans leur stade pathogène (ce qui
correspond alors à la tuberculose et aux maladies para-tuberculeuses), c'est
surtout l'état de symbiose de Mucor Racémosus qui constitue l'état de
l'ENDOBIOSE, car ses stades évolués sont beaucoup plus souvent impliqués
dans les pathologies.
Ce
champignon parasite peut passer à travers tous les stades de son développement
au sein de l'organisme hôte et peut infester les tissus et les organes d'une
manière plus ou moins intense. Il peut être responsable par exemple d'un
ralentissement de la circulation des fluides organiques, qui à son tour entraîne
des troubles fonctionnels à différents niveaux. De même l'affaiblissement
d'un tissu, d'un organe provoque la progression du développement de
l'endobiontee qui affaiblit à son tour l'organisme malade.
Le
cycle de développement de l'endobiontee comporte, dans ses stades primaires,
une forme colloïdale. Elle consiste en particules protéiques qui
s'accroissent progressivement, et qui, après avoir passé par différents
stades, aboutissent à une forme de bactérie. Ce cycle comporte encore de
nombreux stades de développement dont chacun conduit à des maladies
chroniques différentes. Ce cycle aboutit enfin à une dernière forme, un
ultime stade de développement qui est la forme champignon. Cette dernière étape
constitue également le point de départ d'un nouveau cycle. Ainsi,
fondamentalement, l'endobiontee peut prendre trois formes différentes: la
forme colloïdale (PROTITES) - la forme bactérie/bacille (BASITE) - la forme
champignon. Ces diverses ont jusqu'alors ont été considérées comme des
organismes totalement indépendants et immuables. Le Pr Enderlein a démontré
ce processus de développement et a expliqué que tous ces stades apparemment
différents appartiennent en fait au même organisme et font partie d'un même
cycle de développement. Cet organisme utilise comme point de départ de son développement
un fragment protéique indifférencié, inerte, de nature colloïdale, qui se
trouve à l'intérieur des cellules. Ces particules protéiques qui
constituent les stades primitifs du cycle de développement sont à l'échelle
des virus (0,01 mm).
Sous certaines conditions, certains éléments se dissocient de la masse protéique
cellulaire et s'autonomisent en se développant selon un cycle précis. Elles
se reproduisent et génèrent ainsi une infinité de formes différentes. Une
alimentation riche en protéines animales et en graisses saturées constitue
le facteur le plus favorable à la promotion des cycles de développement, et
à l'apparition de formes pathogènes identifiables.
Cependant,
qu'est-ce qui provoque exactement la conversion des formes primitives de protéines
en parasites pour qu'ils deviennent agressifs pour les cellules de l'organisme
hôte ? Pr Enderlein nous dit:
<< Dès que l'équilibre acido-basique des tissus est perturbé, et se
trouve placé dans des conditions d'acidose tissulaire chronique,
principalement à cause d'une alimentation erronée, il se produit une
multiplication sans limite des endobiontees, et parallèlement ceux-ci évoluent
selon des différents stades de leur cycle et finissent par aboutir à des
formes parasites pathogènes pour les tissus. Plus l'endobiontee se développe
selon les étapes de son cycle de développement, plus il devient pathogène,
et plus les perturbations acido-basiques locales s'aggravent. Il y a une
interaction réciproque. >>
Cependant,
une réduction des formes évoluées pathogènes en des formes plus primitives
et apathogènes du cycle est également possible lorsque l'on utilise les préparations
isopathiques SANUM (qui sont des éléments au stade CHONDRITE). Sous
l'influence d'un tel traitement, il se forme des éléments catabolites
provenant de la dégradation des formes évoluées, et qui doivent être éliminées
de l'organisme par les organes émonctoires. Si cette détoxication ne se fait
pas correctement, un nouveau développement en des formes agressives pourra se
produire secondairement.
Le
développement des formes évoluées de l'endobiontee provoque dans
l'organisme une série de modifications biologiques, qui peu à peu, tendent
à chroniciser la pathologie. On aboutit ainsi à des manifestations
pathologiques variées dans leurs aspects, mais dont le processus originel est
commun (mis à part la syphilis et la tuberculose). Le métabolisme perturbé
du cancéreux, qui s'est éloigné de celui de l'individu sain, est exactement
analogue à celui des champignons. Chez lui domine en effet les processus de
fermentation anaérobie et de décomposition.
Les
traitements biologiques peuvent, jusqu'à un certain point, provoquer une réversion
des processus pathologiques, et, s'ils ne peuvent pas toujours guérir les
pathologies dégénératives évoluées, ils peuvent les stabiliser et
soulager la souffrance qu'elles provoquent.
Ces
processus pathologiques latents se manifestent au début sous la forme de
perturbations fonctionnelles variées, qui semblent n'avoir aucun rapport
entre elles. Maux de tête, variation de la pression sanguine, mauvais état général,
fatigue inexpliquée, manque d'appétit, pâleur, langue chargée, apparition
de taches cutanées, d'excroissances, catarrhes, troubles du transit
intestinal, dépression, manque de concentration, baisse de la mémoire...
Toutes
ces manifestations apparemment dissociées sont les symptômes généraux qui
appartiennent au tableau général de l'endobiose. C'est ce que l'on nomme
communément des "patraqueries" qui encombrent la vie quotidienne de
beaucoup d'individus. Nous sommes ici au stade fonctionnel de la maladie, qui
correspond à l'intrication de plusieurs cycles de développement de
l'endobiontee, mais encore à des stades peu évolués. On peut schématiquement
dire que les manifestations principales de l'endobiose se manifestent préférentiellement
par :