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Candidose


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La Candidose, une maladie de notre époque

 (Extrait du livre : Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi - Editions Jouvence - Dr Ph G Besson)

Dès notre naissance, nous vivons continuellement dans un univers de microbes, et sommes les hôtes d’une myriade d’agents microbiens avec lesquels nous entretenons chaque jour des relations dites « symbiotiques ». C’est-à-dire que les millions de bactéries et de champignons qui résident dans notre nez, notre bouche et nos gencives, notre gorge, nos poumons, nos intestins ... ne déclenchent chez nous aucun trouble, ne sont responsables d’aucune maladie. Ces micro-organismes font donc partie intégrante de notre vie au même titre que notre nourriture, ou que les innombrables produits chimiques qui nous entourent toujours plus. On a dénombré plus de 400 espèces différentes de microbes (autochtones) vivant normalement dans les intestins d’un individu sain. La plupart d’entre eux participent à un certain nombre de processus physiologiques, comme la dégradation des pigments biliaires, la fabrication de la vitamine K, le frein du développement des levures ou champignons, ou encore l’information immunitaire (par stimulation constante des capteurs immunologiques que sont les plaques de Peyer, localisées tout au long de la paroi de notre intestin).

Cet environnement microbien dans lequel nous baignons sans cesse reste pour nous indifférent tant que notre défense immunitaire est correcte. Il ne commence à nous poser des problèmes que lorsque la résistance de notre organisme se met à décliner. La défense immunitaire est un processus qui englobe un ensemble de mécanismes compliqués qui collaborent dans le but de protéger notre organisme contre l’agression de ces microbes. Un des mécanismes les plus importants de cette défense s’effectue grâce à la destruction des microbes par des cellules spécialisées: les globules blancs. Mais cette défense nécessite également, pour être performante, d’un apport d’acides aminés, de vitamines A, C, B1, B6, B12, biotine, niacinamide, acide panthoténique, ainsi qu’un équilibre minéral satisfaisant. Si un seul de ces éléments vient à faire défaut, la production de globules blancs peut diminuer et la défense liée à ces globules se trouver en défaut. Il existe un autre système de défense qui est liée à la production de certaines protéines. Lorsque notre organisme est correctement nourri, un certain groupe de cellules blanches sont capables de sécréter des protéines particulières que l’on a coutume d’appeler les anticorps. Ces substances qui sont faites de chaînes d’acides aminés, se collent littéralement sur les microbes pour les rendre inoffensifs, et permettre ensuite leur reconnaissance, et leur absorption par les globules blancs. L’invasion de l’organisme par un microbe suscite toujours la production d’anticorps spécifiques dirigés contre ce microbe et pas un autre. Une fois que les cellules blanches ont synthétisé des anticorps spécifiques, elles sont capables de les fabriquer à volonté selon les nécessités de la défense immunitaire, si elles trouvent une concentration suffisante d’acides aminés, de vitamines, de sels minéraux, d’enzymes, et d’oligo-éléments[i]à leur disposition.

 Il est donc important de comprendre que la plupart des maladies infectieuses n’arrivent pas parce qu’un microbe déterminé se met subitement à attaquer notre organisme, mais plutôt parce qu’à un moment donné, notre défense immunitaire se trouve déficiente, permettant ainsi l’intrusion d’un microbe, ou le développement d’une forme microbienne à partir de l’organisme. Ce déficit immunitaire est le plus souvent la conséquence directe d’une alimentation erronée qui ne fournit pas à l’organisme la quantité suffisante d’un ou plusieurs éléments nutritionnels que nous avons cité plus haut. Ainsi, une maladie de type infectieux peut survenir lorsque les conditions intérieurs de défense immunitaire s’affaiblissent, et deviennent favorables à sa survenue. Il existe bien sûr d’autres circonstances favorisant le développement d’un type de micro-organisme plutôt qu’un autre et c’est plus particulièrement celles qui concernent le champignon dénommé le plus souvent par le nom de « CANDIDA ALBICANS »[ii]  que nous allons maintenant étudier.

Parmi les centaines d’espèces microbiennes qui habitent normalement notre corps, il existe un champignon microscopique commun, qui est lui aussi normalement présent chez tous les individus. Nous verrons au chapitre suivant la raison pour laquelle on a attribué à la souche la plus souvent rencontrée le qualificatif « Albicans » qui veut dire « blanc ». A l’état normal cette levure vit en commensal sur les muqueuses de nos organes digestifs, dans notre bouche, notre estomac et nos intestins, sans y causer le moindre trouble. On ne le trouve pas sur la peau lorsque celle-ci est saine.

Mais, pour diverses raisons que nous allons voir dans le détail, le champignon peut se développer et être à l’origine d’un certain nombre de troubles. Le développement excessif du candida albicans est effectivement tenu pour responsable d’un nombre important de symptômes dont l’ensemble peut même constituer une véritable maladie. Les organes qui sont alors le plus souvent envahis sont: le tractus gastro-intestinal, l’appareil génito-urinaire, le système endocrinien, le système nerveux, avec dans tous les cas une répercussion sur le système imunitaire. Certaines allergies sont également dues au développement du Candida[iii].

Il est curieux de constater que les multiples aspects que peuvent prendre les symptômes témoignant du développement excessif de notre micro-champignon sont le plus souvent méconnus...! Et pourtant, il faut insister sur le fait que de nombreuses perturbations fonctionnelles de notre santé sont dues au développement excessif du candida albicans et que nous (les médecins et les thérapeutes) n’y pensons pas suffisamment, ou en tous cas pas assez fréquemment. Les américains ont parlé du "Yeast syndrom" ou syndrome de candidose chronique qui sévit de plus en plus communément. Mais l'ampleur réelle de cette entité clinique a été surtout reconnue aux U.S.A. grâce à la parution de deux livres capitaux sur le sujet: "The Missing Diagnosis"[iv] (Orion Truss) et "The Yeast Connection"[v] (William Crook). Selon les études épidémiologiques les plus récentes, on estime en effet qu’ environ 80 millions de personnes souffrent de candidose chronique et de leurs conséquences aux États-Unis.

 Nous verrons que le développement du candida albicans est le plus souvent la conséquence de l’usage répétitif des antibiotiques[vi]. En effet, ceux-ci détruisent la flore intestinale microbienne qui, comme nous l’avons vu, vit en symbiose avec le reste de l’organisme et empêche la multiplication excessive des levures. Lorsque l’utilisation des antibiotiques a commencé à être largement répandue, on a rapidement remarqué une recrudescence des affections par les champignons. Au début, l’habitude avait été prise de prescrire systématiquement des médications anti-fongiques[vii] conjointement aux antibiotiques afin d’éviter ce problème, mais, par la suite, cette pratique a été abandonnée pour des raisons inconnues.

 Sans incriminer les traitements médicaux par antibiotiques, eux-même dérivés de cultures d’autres champignons, il faut remarquer que l’usage systématique de ces mêmes antibiotiques dans l’élevage intensif des bovins, et en particulier des veaux, est un des facteurs de promotion important des candidoses chroniques, lié à la consommation régulière de la viande de ces animaux.

 En plus de l'utilisation des antibiotiques, le développement excessif du Candida dans le tractus gastro-intestinal peut également être provoqué par l'usage d'autres drogues tels que les corticoïdes, les médicaments anti-ulcéreux, les contraceptifs oraux, ainsi que par la carence des sucs digestifs, ou un excès de sucre dans l'alimentation[viii] .

 On doit remarquer que statistiquement, les infections par le candida albicans  touchent plus les femmes que les hommes. A cause des conditions particulières de chaleur et d’humidité qui règnent dans le vagin, celui-ci est l’organe le plus souvent atteint. Mais nombreux sont également les troubles digestifs chroniques qui sont dus au développement du champignon dans le tube digestif et l’intestin. Ceux-ci produisent des agents chimiques toxiques[ix] qui sont responsables de symptômes à distance, tels que prurits anal et cutané, diarrhée chronique, ou constipation opiniâtre, irrégularités menstruelles, règles douloureuses, infections vésicales, fatigue, maux de tête, acné, dépression, anxiété, nervosité, prise de poids inexpliquée, colite, gastrite, oesophagite, gingivite, etc ... Ces symptômes qui sont très variés, sont généralement difficiles à relier à une même origine. De plus, les toxines[x] produites par le champignon perturbent le système immunitaire, permettant ainsi son plus grand développement.

 Il faut mettre l’accent sur un syndrome très particulier, qui concerne de nombreuses femmes, et qui est en grande partie la conséquense d’une infection chronique par le candida albicans. Il s’agit, soit de prises de poids inexpliquées, ou excessives par rapport à l’apport alimentaire, soit, de personnes qui, malgré un régime sévère et une attention soutenue, n’arrivent plus à perdre de poids. Après avoir facilement perdu les premiers kilos, elles se trouvent comme bloquées à un poids qui ne varie plus, ou très difficilement.

 La première infection par le candida albicans est généralement légère et passagère. Elle peut le plus souvent guérir spontanément, si les défenses immunitaires reprennent rapidement le dessus. Mais chez certaines personnes, l’infection devient récidivante et les rechutes se succèdent. Peu à peu, les symptômes deviennent chroniques et les défenses immunitaires ont été si souvent sollicitées qu’elles tolèrent désormais cette infection chronique, incapable de l’éliminer.

 On pourrait penser que l’emploi d’antibiotiques spécifiques aux champignons soit suffisant pour éradiquer rapidement et définitivement cet hôte indésirable lorsqu’il prend une place trop importante dans notre économie interne. Il n’en est rien, car les champignons ont un caractère particulier: la tenacité. Lorsqu’une infection par un champignon se déclare, et prend une ampleur qui devient gênante, le recours à une substance chimique qui lutte contre le développement de ce champignon est souvent indispensable, et son effet est relativement rapide. Mais bien souvent, l’infection revient peu de temps après l’arrêt du traitement. Elle est dite récidivante. Si on continue à la traiter uniquement par un antibiotique, elle prendra rapidement un caractère chronique, répondant de moins en moins à la thérapeutique chimique utilisée seule. Si l’on désire obtenir un résultat durable, on s’aperçoit qu’il est absolument nécessaire d’associer un certain nombre de mesures qui contribueront à maintenir un développement normal des champignons dans l’organisme. L’alimentation, les mesures hygiéniques, et les thérapeutiques naturelles y tiennent une large place. Elles sont indispensables pour obtenir un résultat durable. On doit d’ores et déjà insister sur la nécessité de traitements longs pour venir à bout d’un déséquilibre de notre flore microbienne en faveur des champignons.

 Qui est le Candida Albicans ?

Dans la nature, les champignons microscopiques sont des organismes adaptables à des conditions extrêmes. Leur principale fonction est de recycler les débris organiques. Il n’existe probablement aucune substance capable d’éliminer radicalement les champignons. On en retrouve dans l’alcool et même dans des solutions contenant de l’acide sulfurique. Des centaines de milliers d’espèces se développent naturellement, et la plupart sont saprophytes, mais quelques espèces sont parasites et responsables de la destruction de certaines variétés d’arbres comme les ormes. Des champignons thermophyles sont rencontrés dans certaines grottes à des températures pouvant atteindre jusqu’à 50° ou plus; à l’inverse, des champignons cryophiles vivent sur les glaciers dans l’Antarctique.

Les champignons comprennent les levures et les moisissures. Les levures sont des champignons unicellulaires dont les dimensions sont de 4 à 6 µ. Leur multiplication est rapide dans un milieu riche en sucre ou en amidon, et elles peuvent plus facilement croître en milieu acide (pH voisin de 4). Les moisissures croissent à partir d’une graine (spore) qui pousse, s’étire en longs filaments (appelés les hyphes), dont la configuration finale est connue sous le nom de mycélium.

On connaît 9 espèces de candidas, dont 6 peuvent être impliquées dans la pathologie humaine[xi]. Le candida albicans, qui nous intéresse ici, est donc une levure saprophyte[xii] des muqueuses qui se reproduit par bourgeonnement cellulaire asexué. Une cellule-mère peut former de nombreux bourgeons dans diverses directions. Lorsqu’un bourgeon est assez gros, il s’étrangle et se sépare de la cellule-mère pour former une cellule-fille. La paroi cellulaire conserve une petite cicatrice. On trouve à l’état normal le candida albicans aussi bien sur la peau que sur les muqueuses des individus sains. Ceci explique qu’on puisse le rencontrer en faible abondance, dans les cavités buccales, les muqueuses génitales et l’intestin de tout individu. Toutefois, aucun symptôme n’est lié à sa présence. Candida albicans fait partie, en particulier, des composants normaux de la flore intestinale. 

Le candida albicans a la particularité de pouvoir passer de la forme levure (cellules arrondies ou ovoïdes, groupées en petits amas) à la forme de moisissure (les cellules s’allongent alors et se développent  pour prendre l’aspect de filaments, de pseudo-hyphes, de pseudo-mycéliums), et vice versa. Grâce à ce dimorphisme, il se soustrait aux mécanismes de défense liés à l’immunité cellulaire. Rarement une seule forme existe. On peut dire que la forme levure est la forme saprophyte, et vit en symbiose avec l’organisme hôte, alors que la forme moisissure mycélienne est la forme parasite et donc pathogène et susceptible de provoquer des symptômes. Lors du passage d’une forme à l’autre, le champignon subit des modifications de forme et de synthèses enzymatiques qui correspondent en fait à une adaptation de survie à un milieu devenu défavorable.

Alors que la forme levure est non-invasive, la forme mycélienne (qui est l’aspect que prend la moisissure) est capable de pénétrer la muqueuse. Au niveau de la muqueuse gastrique et intestinale par exemple, elle est capable de s’infiltrer jusqu’au vaisseaux sanguins et lymphatiques profonds et de permettre ainsi la pénétration sanguine de nombreuses substances intestinales dont la plupart sont antigéniques[xiii]. De plus les candidas sécrètent de nombreuses toxines. On connait en effet 79 substances chimiques différentes sécrétées par les différentes espèces de candida albicans. Chaque espèce de candida albicans pouvant en sécréter environ 35 différentes.

Cette capacité particulière de transformation et de sécrétion provoque une confusion de notre système de défense qui cherche à repérer les formes et à identifier les toxines. Devant un adversaire si versatile, le nombre d’anticorps fabriqués vis-à-vis des nombreuses toxines est important, mais devient rapidement inutile. Par contre, cet excès d’anticorps provoque l’apparition de syndromes allergiques. Le sujet atteint se met à devenir intolérant aux parfums, aux produits de nettoyage, aux odeurs de peinture ou d’essence, à la fumée de cigarette, aux anesthésiques locaux, au soleil....

 Il est important de distinguer deux stades de l’agression par le Candida Albicans: le stade digestif, et le stade sérique.

 Ce que l’on appelle généralement le « réservoir de germes » est situé, pour le Candida Albicans, dans le tube digestif. Le Candida est donc un hôte normal de notre système digestif. Il s’y trouve toujours en très petit nombre, et ne provoque aucun symptôme spécifique. Un certain nombre de facteurs prédisposants, qui sont des situations ou des comportements, provoquent de développement sélectif du Candida Albicans dans le tube digestif. Ces facteurs prédiposants sont les suivants :

1.    Grossesse unique ou multiple (pendant le temps de la grossesse).

2.    Prise de pilule contraceptive.

3.    Traitement par des corticoïdes.

4.    Traitements par des antibiotiques, en particulier ceux du type Tétracycline, et Pénicilline.

5.    Chimiothérapie anti-cancéreuse, radiothérapie, maladies chroniques longues et débilitantes, malnutrition chronique, pose cathéters à demeure.

6.    Suralimentation.

7.    Alimentation riche en sucreries, en fruits citriques, en sodas, surtout en sucres rapides raffinés.

C’est tout d’abord la reconnaissance de facteurs de risques, dans les antécédents de la personne concernée, qui peuvent être responsables du développement anormal du candida albicans, qui oriente vers le diagnostic de mycose digestive. A ce stade de la maladie, il n’y a pas d’autre test réellement véritable permettant un diagnostic valable. La recherche du champignon dans les selles (coproculture) peut apporter une confirmation, mais cette recherche peut rester négative (faux négatifs), et n’est pas un facteur d’exclusion.

C’est donc au niveau de l’estomac et des intestins que se multiplient les candidas, le tube digestif constituant le plus important réservoir de candida albicans. Ils y provoquent des troubles digestifs chroniques: aigreurs, douleurs oesophagiennes, douleurs d’estomac, sensations d’être rassasié dès les premières bouchées, gaz, ballonnements, diarrhées, constipations. Le ventre se met à gonfler dès que l'on a mangé, obligeant à dégrafer la jupe, ou à desserrer la ceinture. La colite intestinale constitue sans doute le symptôme le plus fréquent et probablement le plus banal en cas de candidose chronique.

 Dans un deuxième temps, le champignon migre hors du tube digestif, et provoque des troubles principalement cutanés, et des troubles des muqueuses : 

Vers le haut du tractus digestif, la migration provoquera du muguet, des eczémas mycosiques du cou, du cuir chevelu (un grand nombre de chute de cheveux sont dus à un eczéma mycosique du cuir chevelu), un eczéma des aisselles, de la poitrine. 

Vers le bas du tractus digestif, la migration sera responsable d’eczéma péri-anal. Le rectum semble être le réservoir le plus probable pour une infection du vagin, lors de vaginite à candida albicans. Il est en effet fréquent d’isoler le champignon au niveau du rectum des femmes atteintes de cette affection. Chez l’homme au contraire, la balanite mycosique est plutôt secondaire à une contagion après un rapport sexuel. Les mycoses des pieds et des ongles des doigts de pied sont également toujours secondaires à un développement trop important du champignon dans le tube digestif.

Le traitement comporte plusieurs aspects. Il est en effet impératif d’associer au traitement local, un traitement du tube digestif ainsi qu’un traitement alimentaire et un traitement général sous peine de voir l’eczéma mycosique ou la vaginite prendre un caractère récidivant.

TRAITEMENT LOCAL
 

DERMATO-MYCOSES, ECZEMA MARGINÉ
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Pommade au Calendula
bullet
Albicansan D3 pommade
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Notakehl D3  pommade

MYCOSES VAGINALES
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Pefrakehl D3 pommade
bullet
Albicansan D3 pommade
bullet
Exmykehl suppositoies
 
ECZEMA MYCOSIQUE ANAL
bullet
Pefrakehl D3 pommade
bullet
Notakehl D3 pommade
bullet
Mucohäm suppositoires
 
MYCOSES UNGUÉALES
bullet
Albicansan D3 pommade
bullet
Talc au calendula
 
PIED D’ATHLETE
bullet
Albicansan D3 pommade
bullet
Talc au calendula

TRAITEMENT GENERAL

Le traitement général de la candidose chronique va donc tendre à réduire les facteurs de promotion de la croissance du champignon. Dans cette perspective, quatre points vont être particulièrement importants lors de la prise en charge thérapeutique:

bulletPoint 1.    Un régime strictement suivi pendant toute la période du traitement, et même après.
bulletPoint 2.    Un programme thérapeutique dirigé contre les candidas.
bulletPoint 3.    Un programme de suppléments alimentaires, afin de détruire le candida et de réhabiliter la paroi intestinale.
bulletPoint 4.    Des mesures contribuant à rétablir une hygiène intestinale correcte.

Il faut d’ores et déjà insister sur le fait que tout traitement des candidoses chroniques doit être poursuivi fidèlement pendant plusieurs mois pour obtenir des résultats durables. L’alimentation surtout, une fois corrigée, ne doit pas à nouveau se dégrader et revenir aux anciennes habitudes d’excès de sucres sous peine de rechutes.

Point 1 : Le régime alimentaire:

 La correction de l’alimentation est un des aspects les plus importants du traitement de fond des candidoses chroniques. Ce régime doit éliminer le sucre raffiné, et certains autres sucres tels que le fructose, le sucrose, les jus de fruits citriques, le miel, le sirop d'érable car le candica se développe dans un milieu riche en sucre. Le but de ce régime est de carencer le candida. Les levures sont capables de fermenter les sucres alimentaires[xiv], et la plupart des sucres favorisent la croissance des levures[xv] (sucrose, glucose, lactose, maltose, fructose...). L’élimination des amidons céréaliers est également un point important du traitement, en particulier les graines conduisant à la production de maltose[xvi]. C’est en effet le sucre sur lequel le candida se développe le mieux. Ils doivent donc tous être évités avec soin pendant le régime. Certains auteurs autorisent les fruits dans le régime alimentaire anti-candida, mais l'expérience prouve qu'il est préférable de les éliminer totalement.

Doivent également être évités les aliments contenant une teneur importante en levure ou en moisissures comme le pain et les fromages, les boissons alcooliques, les fruits secs, les cacahuètes.

Le lait et les produits laitiers doivent être évités à cause de leur haute teneur en lactose qui est le sucre du lait, et la présence fréquente d'antibiotiques.

De même, tous les allergènes connus doivent être éliminés, car les allergies affaiblissent le système immunitaire, ce qui offre un environnement plus propice pour le développement du champignon.

Les autres aliments peuvent être consommés librement, y compris les légumes, les aliments pourvoyeurs de protéines (légumineuses, viande, poulet, poisson), et les céréales complètes. Certains fruits sont cependant permis: pommes, cerises, toutes les baies, poires.

Un aliment particulièrement bon pour lutter contre les candidas est l'ail, qui a montré une activité fongicide sur un grand nombre de souches de champignons[xvii]. L'ail est particulièrement active sur le candida albicans, beaucoup plus que la nystatine, le violet de gentiane, et 6 autres antifongiques connus[xviii].

 Le régime type

 Eviter le contact de tous les allergènes alimentaires connus.

Les aliments qui peuvent être consommés librement sont les légumes (exceptés ceux qui ont été cités précédemment), les sources habituelles de protéines (légumineuses, viande, poulet, poisson, dinde...) ainsi que les céréales complètes (en évitant toutefois celles trop riches en gluten comme le blé et le seigle).

 SUCRES:

Eviter les aliments riches en hydrates de carbone, en sucre raffiné (sucrose, fructose), les jus de fruits citriques, le miel, le sirop d'érable, les fruits secs, les fruits en général à l'exception des pommes, cerises, toutes les baies, poires

Limiter la consomation de légumes riches en hydrates de carbone comme les pommes de terre, le maïs, le panais

 ALCOOLS

Eviter l'alcool, les melons, les cacahuètes, les noix, le chocolat, le jambon, les pickles, les boissons pétillantes, les tomates.

FERMENTS

Eviter les aliments contenant des levures, ou des moisissures, ou des ferments comme le pain, les fromages fermentés, les champignons crus, le vinaigre, les boissons fermentées (bière, cidre...), la sauce soja, le tamari, les yogourths

CEREALES RICHES EN GLUTEN

Blé, Seigle, Avoine, Orge, Sarrasin.

FRUITS

Eviter la consommation d'agrumes riches en acide citriques (citrons, oranges, pamplemousses, ananas, citrons verts) qui sont fortement alcalinisants, et favorisent le développement des candidas. Sont permis les fruits rouges, les poires et les pommes.

 FROMAGES

Eviter le lait et les produits laitiers qui contiennent du lactose et souvent des antibiotiques, sauf le fromage blanc.

Point 2 :  Le Traitement isopathique SANUM « anti-candida »

 

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ALBICANSAN® (candida albicans) se présente sous de nombreuses formes galéniques qui facilitent son emploi: gouttes buvables, ampoules injectables, gélules, pommade, suppositoires rectaux et vaginaux. A la pratique, le remède Albicansan® s’impose comme le traitement de base de toutes les candidoses chroniques, les autres préparations lui sont complémentaires:

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FORTAKEHL® (pénicillinum roqueforti) se révèle un complément actif pour les candidoses vaginales, les eczémas mycosiques, et les candidoses digestives

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PEFRAKEHKL® (candida parapsilopsis) est efficace pour traiter les candidoses (et autres mycoses) des orifices cutanéo-muqueux

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EXMYKEHL® est une association des trois préparations précédentes.
 

Point 3 : Les compléments alimentaires "anti-candida":

bullet MYCOK'YL
bullet GREENFLOR

Point 4 : L’hygiène intestinale:

Lacto-bactéries:

L- Acidophilus est le type de bactérie que l'on trouve normalement dans les yogourts. Il est capable de ralentir le développement des cultures de candida albicans[xxxvii]. Mais de nombreux sujets ne supportent plus les produits laitiers auxquels ils sont allergiques. Aussi est-il nécessaire de le prescrire sous forme de capsules.

Lactobacillus et Lactobifidus sont des bactéries symbiotiques qui se trouvent normalement dans le tube digestif et font normalement partie de la flore intestinale normale. Ils sont tués par les antibiotiques et doivent être ré-ensemensés systématiquement après les traitements chimiques anti-bactériens, mais peuvent être pris de manière systématique en cures préventives, ou systématiquement pendant plusieurs jours après chaque irrigation colonique

Hydrothérapie du côlon:

Le développement des candidas commence toujours au niveau du tube digestif, et de manière préférentielle au niveau du gros intestin et du coecum. Afin d’éliminer le plus efficacement et le plus rapidement possible les colonies de champignons, il est conseillé de pratiquer des lavements intestinaux. Mais les simples lavements rectaux ne peuvent que difficilement atteindre cette région intestinale profonde, aussi la technique de choix pour nettoyer correctement le colon en cas de candidose chronique est certainement l’irrigation colonique.

L'irrigation colonique, ou hydrothérapie du côlon, consiste en un lavement à grande eau du côlon qui permet un nettoyage complet, plus en profondeur qu'un simple lavement. Cette technique est rendue possible grâce à un appareil sophistiqué[xxxviii], branché sur l'eau courante, et qui, équipé à un système de filtres, de détendeurs, de manomètres et de mitigeurs, permet d'obtenir une eau douce, pure, et un débit et une pression et une température stables pendant tout le traitement.

L'eau est introduite au moyen d'une canule à double fonction: Un petit tuyau permet l'arrivée de l'eau, un plus gros permet l'évacuation des matières fécales. En actionnant une vanne qui contrôle l'ouverture ou la fermeture de l'arrivée d'eau, on provoque, par vagues successives, l'évacuation de la totalité des matières contenues dans le côlon, sans effort et sans douleur. Le traitement complet consomme environ 100 à 150 litres d'eau, et dure environ une heure.

 La fréquence des traitements dépend de l'état de santé du malade et doit être évaluée par le médecin. Il est conseillé de faire plusieurs séances et de les espacer de plusieurs jours (de 3 jours à une semaine). Un résultat se faisant rarement sentir dès la première séance, mais souvent après trois séances.

 L'hydrothérapie du côlon permet non seulement un nettoyage complet de la muqueuse intestinale, mais constitue également une méthode diagnostique. Des vers intestinaux insoupsonnés peuvent être ainsi mis en évidence. Selon l'aspect, la couleur et l'état des matières, on peut mieux apprécier le fonctionnement intestinal. Le patient ayant la possibilité de vérifier l'état de ses selles comprend très vite les raisons des troubles pour lesquels il consulte. L'hydrothérapie du côlon permet de se sentir "propre" et comme remis "à neuf" et "léger". Les ballonnements, gaz, gênes diverses disparaîssent. Non seulement le patient se sent en meilleure état sur le plan digestif, mais encore les organes de voisinage (vessie, utérus, ovaires, reins) n'en seront que plus à l'aise. Il s'agit d'une véritable cure de décrassage et de purification.

 

 


Bibliographie:

[i]   « Candida Albicans » - Ray Wunderlich & D. Kalita - Keats publishings, inc.

[ii]  Il s’agit le plus souvent de la souche « ALBICANS » mais il peut s’agir également des souches PARAPSILOPSIS, GLABRATA, KRUSEI ou TROPICALIS.

[iii] « Chronic candidasis and allergy » - KROKER G.F. in "Food allergy and intolerance" - W.B.Sanders - Philadelphia 1987 (p. 850-872)

[iv]  « The missing diagnosis » - TRUSS O. -  PO box 26508 - Birmingham - AL 1983

[v]  « The yeast connection » - William G. CROOK, M.D. - Jackson, Tennessee - Professional Books, 1983

[vi]  Les antibiotiques les plus souvent en cause sont ceux qui sont dérivée de cultures de champignons, encore appelés mycosiques, telle la pénicilline. Selon Glauser (du laboratoire Séphal à Vevey), toute personne ayant reçu dans sa vie une seule injection de pénicilline devient pour toujours un porteur chronique.

[vii]  anti-fongique = médications empêchant le développement des champignons

[viii]  Il s’agit ici d’un des points les plus importants qui sera développé dans un prochain chapitre

[ix]  La candidine est la toxine principale secrétée par le candida albicans

[x]  Cette toxine a été particulièrement étudiée par Mlle Dreyfus, chargée du service de mycologie à la faculté de médecine de Paris, dams le laboratoire du Professeur Tanon.

[xi]. Odds « Candida and candidosis », 2° Ed. Ballière Tindall 1988

[xii]. Saprophyte veut dire que ce champignon microscopique, qui ne possède pas de pigment chlorophyllien, dépend pour vivre, de la nourriture que lui fournit son hôte.

[xiii]. Bland - Jeffrey « Hidden diseases caused by candida », Preventive medecine - 3, 12; 1984

[xiv]  Hunnisett "Gut fermentation syndrome" J. Nut. Med. 1:1 1990

[xv]  Horowitz B.J. "Sugar chromatography studies in recurrent candida vulvovaginitis" - J. Repro. Med. 7:441-443, 1984

[xvi]  Lablanchy J.P. « Les candidoses » - Bulletin de l’Association Médicale Kousmine Internationale - N°5 - 1° sem 1993

[xvii]  "Allium sativum, a natural antibiotic" ADETUMBI M.A. - Medical hypothesis - 1983 - n°12 - p.227-237

   " The effect of aqueous garlic extract on the growth of dermatophytes" AMER T. -  International journal of dermatology - 1980 - n°19 - p.285-287

   "The fungicidal and fungistatic effects of an aqueous garlic extract on medically yeastlike fungi" - MOORE G.S. - ATKINS R.D. -  Mycologia - 1977 - n°69 - p.341-348

   "Sensivity of yeasts  isolated from cases of vaginitis to aqueous extracts of garlic" - SANDHU D.K. - WARRAICH M.K. - SINGH S. - Mykosen - 1980 - n°23 - p.691-698

[xviii]  Ibidem 6

[xix] "Sodium caprylate, a new and effective treatment of moniliasis of the skin and mucous membranes". - KEENEY E.L. - Bull. Johm Hopkins Hosp. - 1946 - n°78 - p.333-339

   "Success treatment of intestinal moliliasis with fatty acid resin complex" - NERHAUSER I. - GUSTUS E.L. - Arch. Intern. Med. - 1954 - n°93 - p.53-60

[xx]   "Octanoic acid absorption and oxidation in humans" - SCHWABE A.D. - BENNETT L.R. - BOWMAN L.P. - Journ. Applied Physiology - 1964 - n°19 - p.335-337

[xxi]   Ibidem 6

[xxii]   "Handbook of medicinal herbs" - DUKE J.A. - CRC Press - Boca Raton - FL - 1985

     "Encyclopedia of common natural ingredients used in food, drugs, cosmetics" - LEUNG A.Y. - John Wiley & sons - NY - 1980

      "Antibiotics - Berberine" - HAHN F.E. - CIAK J. - 1976 - n°3 - p.577-588

     "Antimycotic activity of berberine sulphate" - MAHAJAN V.M. - SHARMA A. - RATTAN A. - Sabouraudia - 1982 n°20 - p.79-81

     "Berberine tannate in acute diarrhoea" - SHARMA R. - JOSHI C.K. - GOYAL R.K. - Indian pediatrics - 1970 - n°7 -p.496-501

      "Berberine in treatment of diarrhoea" - DESAI A.B. - SHAH K.M. - SHAH D.M. - Indian pediatrics - 1971 - n°8 - p.462-465

[xxiii]   "Study of some pharmacologic actions of berberine" - SABIR M. - BHIDE N. - Ind. J. Phys. Pharm. - 1971 - n°15 - p.111-132

[xxiv]   "Activation of peritoneal macrophages by berberine-type alkaloïds in terms of induction of cytostatic activity" - KUMAZAWA Y. - ITAGAKI A. - FUKUMOTO M. - Int. J. Immunopharm. - 1984 - n°6 - p.587.592

[xxv]   "A textbook of natural medecine" WILLARD T. - John Bastyr College Publications - Seattle - WA - 1988

[xxvi]   Ibidem 17

[xxvii]   « Rezidivierende Candidasis » - E. Coeugniet - R. Kühnast

[xxviii]   Ibidem 17

[xxix]  Galland l. "Nutrition & Candidasis" J. Ortho. Psy. 14:50-60, 1985

[xxx]  Am. J. Clin. Nutr. 34:1906-11, 1981

[xxxi]  Galland l. "Nutrition & Candida Albicans" J. Bland, Ed. A year in nutritional medecine, 1986

[xxxii]  Brostoff, Jonathan & Challacombe, Stephen "Chronic candidasis & allergy" in food allergy & intolerance, Bailliere Tindall, 1988

[xxxiii]  Boyne R., Arthur J.R., "The response of selenium deficient mice to candida albicans infection" J. Nutr. 116(5):816-822, 1986

[xxxiv]  Truss, Orian - "Metabolic abnormalities in patients with chronic candidasis" J. Orth. Med. 13:66 - 93, 1984

[xxxv]  Galland l. "Nutrition & candidasis" J. Ortho. Psy. 14:50-60, 1985

[xxxvi]  "Nutrition and Candidosis" - GALLAND L. - Journal of orthomolecular psychiatry - 1985 - n°15 - p.50-60

    "Nutritional factors and oral candidosis" - SAMARANAYAKE L.P. - Journal of oral pathology - 1986 - n°15- p.61

    "Zinc status in women with recurent vulvovaginal candidasis" - EDMAN J. - SOBEL J.D. - TAYLOR M.L. - Am. Jour. Ob. Gynéc. -  1986 - n°155 - p.1082-1085.

   "The response of selenium-deficient mice to candida albicans infection" - BOYNE R. - ARTHUR J.R. - Journal of nutrition - n°116 - 1986 - p.816-822

[xxxvii]   "Inhibition of candida albicans by lactobacilus acidophilus" - COLLINS E.B. - HARDT P. - J. dairy            sc. - 1980 - n°63 - 830-832

[xxxviii]. L'Association Médicale Kousmine Internationale conseille l'utilisation de l'appareil américain "HYDRO-SAN II" distribué en France par le Laboratoire BIOPHYTAROM - CAP 18 - 43 Rue de l’évangile - 75886 Paris Cedex 18.

 

 

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Dernière modification : 28 mai 2003