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Conséquences


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CONSEQUENCES DE LA DOCTRINE DU MONOMORPHISME

C'est à partir des conclusions pastoriennes que les bases de la chimiothérapie anti-bactérienne, et de la thérapeutique moderne en général ont été jetées. D'une part le dogme de la stérilité du milieu intérieur faisait de chaque bactérie un ennemi potentiel de l'organisme, et l'éventuel responsable d'une maladie. D'autre part, le dogme de la fixité des espèces bactériennes ouvrait la porte à la possibilité de mettre au point un moyen de lutte spécifique et approprié pour chaque espèce. Depuis Pasteur, le microbe est devenu l'adversaire dont il faut se débarrasser à tout prix.

Les espèces bactériennes sont donc sélectionnées, cultivées et étudiées en milieu artificiel. Elles sont soumises à des agents thérapeutiques, pour observer leur comportement en présence de ces produits. Des conclusions sont tirées de ces études, et ces agents thérapeutiques sont utilisés chez l'homme pour se débarrasser de ces mêmes types de bactéries. Pourtant, de nombreux chercheurs ont signalé que le comportement d'une bactérie étudié en laboratoire (in vitro) n'est pas forcément celui de cette même bactérie à l'intérieur du corps (in vivo). C'est cependant sur ce schéma que la lutte anti-bactérienne est menée de nos jours. Les produits issus de ces recherches portent le nom d'"anti-vie" (anti-biotique), et il est incontestable qu'ils ont sauvé des millions de vie menacées par des infections aigües. Au cours du siècle dernier, depuis la découverte des sulfamides en 1935, puis de la pénicilline en 1943, des milliers de composés pharmaceutiques, pour la plupart issus de champignons, ont ainsi été trouvés, et utilisés à des fins thérapeutiques.

 

LE TRAITEMENT DES MALADIES CHRONIQUES

Mais, l'utilisation intensive, et quasi systématique de ces drogues anti-microbiennes pour le traitement des infections chroniques a provoqué de profonds déséquilibres dans l'écosystème microbien de nos organismes, des phénomènes de résistance aux anti-biotiques, le développement d'infections fungiques chroniques tels que les candidoses, des perturbations de notre système immunitaire, et a induit des maladies dégénératives. Si les antibiotiques sont encore à leur place dans le traitement d'infections aigües, mettant la vie du malade en danger, ils sont maintenant déplacés dans un emploi systématique, quotidien pour des infections minimes. Leurs effets secondaires constituent un réel problème dans le monde médical.  

De plus cette prescription-réflexe systématique éloigne la médecine de sa véritable éthique qui est la prévention. En supprimant le symptôme, ils ne résolvent pas le problème, qui est toujours un problème de fond. Malgré tout, nombreux sont les médecins qui prescrivent des drogues anti-infectieuses puissantes pour des infections chroniques, alors qu'ils pourraient tout à fait apprendre à s'en passer. Le même problème se pose en fait pour le traitement d'autres pathologies chroniques pour lesquels l'arsenal thérapeutique chimique donne d'excellents résultats pour une intervention ponctuelle, lors d'une crise aigüe par exemple, mais se trouve souvent inadapté pour les traitements à long terme des pathologies chroniques. L'apparition de plus en plus fréquente d'effets secondaires lors de ces traitements en étant la complication la plus immédiate, qui oblige habituellement à l'arrêt de ces drogues.

Le dogme du monomorphisme, associé aux intérêts économiques et à bien d'autres facteurs a peu à peu orienté notre médecine vers la recherche de solutions thérapeutiques standards, efficaces pour une maladie, et qui donnerait des résultats positifs pour chaque cas. Cette position intellectuelle, qui tend à ne considérer que la maladie et ses symptômes, n'a pas donné les résultats attendus. Le centre du problème ayant semble t'il été sous-évalué, voire négligé: l'homme dans sa nature unique et les manifestations multiples d'une même maladie. Le médecin veut devenir un ingénieur de santé mais cette manière de penser provient d'un dogmatisme, où le diagnostic local et minutieux tend à l'emporter sur le traitement. Beaucoup de manuels médicaux sont rédigés dans ce sens.

Tant que l'on se trouve dans le domaine des maladies fonctionnelles, c'est-à-dire que les tissus n'ont pas été trop sévèrement détruits par le processus pathologique, il est toujours possible d'agir par une méthode thérapeutique non agressive, respectant les fonctions physiologiques de l'organisme. Toute thérapie visant à redonner à l'organisme la possibilité de retrouver ses propres capacités défensives considérera tout d'abord l'homme et son équilibre général, avant le symptôme. On peut qualifier de "vitalisme" cette attitude thérapeutique qui s'oppose au dogmatisme. L'accent repose sur des traitements individualisés, spécifiques, adaptés à chaque cas, et sur l'hygiène générale. Les moyens mis en oeuvre doivent réconcilier l'homme avec lui-même, lui faire prendre conscience de ses erreurs, le purifier, et régulariser ses fonctions. La thérapeutique se veut énergétique, informationnelle, fonctionnelle et régulatrice. Elle ne doit pas refouler le symptôme, mais permettre à l'organisme de le dépasser. Elle doit aider la vie, et non s'y opposer.

 

LES MEDICATIONS BIOLOGIQUES

Pourtant, les médications biologiques sont de plus en plus combattues actuellement, sous prétexte qu'elle sont difficiles à standardiser. On se méfie des produits d'origine vivante pour privilégier les produits synthétiques, plus "propres" et plus facilement manipulables. Ainsi, chaque année, une partie de ces remèdes disparaissent des listes des médicaments autorisés officiellement (vaccins, extraits d'organes, extraits microbiens, produits d'origine végétale...) et ne sont pas remplacés. La récente affaire du virus des vaches folles (dont on a enfin découvert d'origine: ces pauvres animaux développaient une encéphalopathie parce qu'ils étaient nourris avec des extraits d'origine animale. En fait avec leurs propres restes non utilisés en abattoir, recyclés sous forme de poudre !) a servi de prétexte pour interdire une grande partie des médicaments d'origine animale.

De nature opposée aux remèdes chimiques, les remèdes biologiques sont actifs, et utilisés en très faible quantité. Ils visent à stimuler les réactions défectueuses d'un organisme fatigué, atteint d'une maladie chronique. Ils activent naturellement le métabolisme normal des cellules saines et provoquent des réactions salutaires au niveau de l'immunité et de l'équilibre humoral. Ces substances n'ont pas d'actions directe, mais ne peuvent agir qu'au travers des réactions de guérisons de l'organisme lui-même. Ces remèdes constituent une importante aide thérapeutique, en complément avec les mesures d'hygiène générale, et les remèdes de nature ortho-moléculaires (oligo-éléments, vitamines, enzymes, co-facteurs et compléments alimentaires...).

QUI A RAISON ?

En étudiant ces deux théories qui semblent s’affronter, il serait plus aisé de comprendre que chacune d’elle a raison, … dans son domaine, en effet :

La théorie pastorienne s’adresse à la bactériologie qui existe à l’extérieur des organismes vivants, que ce soit dans l’air, sur les milieux de culture, sur les surfaces cutanéo-muqueuses des organismes… mais pas à l’intérieur. Les germes de cette bactériologie sont, comme l’a décrit Pasteur et d’autres, constants, fixes immuables, et reproductibles. Ils se multiplient identiques à eux-mêmes, et peuvent être ainsi classés en familles. Ce sont des formes « abouties ».

La théorie d’Enderlein, Béchamp, Tissot, considère les micro-organismes dans le milieu intérieur des êtres vivants. Ils sont alors en constant devenir, en constante évolution, en perpétuelle transformation. Ils s’adaptent sans cesse aux conditions du milieu intérieur. Ce sont les forrnes « en devenir », les formes « pré-bactériennes ».

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Dernière modification : 28 mai 2003